Dimanche 16 décembre 2007
Rendre VALENCE à son PEUPLE à son FLEUVE et à son AVENIR !
1)
Rendre son fleuve à la Ville
Une ville coupée de son fleuve, c'est une véritable aberration culturelle, sociale, économique, et esthétique : le fleuve a toujours apporté richesse et respiration à une ville. Aujourd'hui l'autoroute asphyxie Valence. Il faut rétablir la synapse entre la ville et son fleuve car il est d'abord une source inépuisable d'énergie renouvelable :
-Une centrale thermique basée sur un énorme échangeur de chaleur (le Rhône c'est une eau à 15°5 en moyenne,1400 m3 de débit par seconde). On peut et on sait soustraire un demi-degré à cette eau par un échangeur thermique (pompe à chaleur) ce qui correspondrait à un revenu potentiel de
2 millions d'euros seconde !!!!…
Opérateurs : des sociétés d'économie mixte entre entreprises locales et ville de Valence (voir ci-dessous crédit municipal). Dans toutes les agglomérations (Montbéliard, Tours, Lyon, Clermont, Aix en Provence, Angers....etc) les autoroutes qui les traversent cessent d'être payantes: à Valence, non. N'y a-t-il pas eu quelques prébendes ici ?
2) Se réapproprier le crédit municipal : une ville actrice de sa création monétaire
`A l'heure des cartes de crédit délivrées par les grandes surfaces appliquant des taux usuraires (17%) qui asservissent parmi les plus démunis qui cherchent à se nourrir, pourquoi, le crédit municipal -dont l'objet premier est de lutter contre l'usure- n'est-il plus un outil d'une politique économique au service des habitants du Grand Valence, notamment des plus pauvres ? Il faut le reprendre et l'abonder massivement, en faire un des instrument d'une démocratie économique locale, gérable, contrôlable par les habitants de la commune : pourquoi le président du crédit municipal de Valence est-il le Maire d'Avignon ? (voir ci-dessous à budget participatif). Dans ce cadre on aura un opérateur financier de l'investissement productif prêtant à zéro intérêt, pour la création d'entreprises nouvelles de production d'énergie propre (solaire, bio masse,etc), pour la relocalisation : pour le soutien à des entreprises écocitoyennes de construction de logements sociaux bioclimatiques, à l'économie solidaire, des coopératives municipales en partenariat avec les Associations.
3) Créer une assurance mutuelle municipale fonctionnant en temps réel.
Mettre en oeuvre une assurance généraliste (maladie, retraite, responsabilité civile individuelle et professionnelle, auto, accident...) sur l'espace de la commune et de l'agglomération dont le concept serait de payer les dommages et de faire ensuite appel des cotisations. L'assurance mutuelle en temps réel. Ainsi n'y aura-t-il plus de possibilité de capitaliser les primes et de détourner le mutualisme pour grossir un capitalisme déjà obèse.
4) La ville au peuple : le budget d'investissement co-décidé avec les habitants-tes
a) le budget participatif Ce serait lancer un des principaux outils d'une démocratie générale qui organise les demandes, les besoins, les prises de décisions, les évaluations par les habitants eux mêmes. Transfert de la prise de décision à la base, quartier par quartier, des priorités d'investissements pour la ville : investissements exécutables par les "élus", contrôlés par les demandeurs, annulant fraudes et corruptions. Alors la priorité serait donnée aux urgences sociales et non aux grands travaux des promoteurs b) contrôle municipal et populaire du crédit municipal
c) mixité sociale par la préemption d'immeubles en centre ville pour des logements HLM
d) maîtrise locale de l'attribution des marchés publics,
e) retour de l'EAU en régie municipale (un CA composé de 2/3 d'habitants)5) Construire, rénover des HLM économes en énergie (aux charges très réduites)ré-installer partout la mixité sociale (voir budget participatif), promouvoir des modes de déplacements propres (couloirs verts, vélomnibus, coopératives de locations et de co voiturages
6) Financer la démocratie culturelle, l'éducation du peuplepar des équipements sociaux et culturels, d'expression, et d'accompagnement à la création populaire d'en bas : contrat ville-lecture, soutien aux éducations populaires participatives,aux médias locaux alternatifs avec entr'autres une maison de l'information, des Maisons ou Cafés des droits sociaux, de la participation citoyenne, et des alternatives où il fait bon prendre un verre entre des cafés-débats citoyens, des ateliers ou des informations juridiques pour se défendre ou s'organiser
7) Rendre sa campagne nourricière à la villeStopper l'extension des lotissements (30 000 ha perdus par an), relocaliser la production vivrière, maraîchère, volaillèrre, construire des circuits courts d’approvisionnement, en relations avec l’agriculture paysanne, encourager la production bio 100% en coopératives dans le pays valentinois (90% du poireau importé ).avec des cantines scolaires, d’entreprise,de maisons de retraites, d' hôpitaux au bio et une éducation à la santé par l'alimentation. Il ne faut plus partir du centre des villes et considérer la campagne comme un espace de conquête, mais partir de la campagne en la considérant comme le partenaire essentiel de la vie et de la ville. Relocaliser des jardins dans la ville.
8) En finir avec la gabegie Un choix discutable : des boulevards pas plus fonctionnels qu'avant, pour une débauche financière qui se chiffre actuellement pour la seule première tranche à plus de 33 millions et à 83 millions avec la seconde tranche, pour quelques centaines de mètres de boulevards à l'esthétique bourgeoise, luxueux, minéralisés, bagnolisés, banquarisés, quand les quartiers populaires sont démunis de tout, le logement social sacrifié, la vie culturelle et associative des quartiers asphyxiée.. Les moyens existent donc…au moment où l'on pouvait capturer de l'énergie renouvelable en rendant Valence à son fleuve, à son peuple, à sa campagne et à son avenir dans une vision globale d'une cité démocratique d'après pétrole :
démocratie culturelle,
démocratie économique ,
démocratie écologique,
démocratie politique…LES MANDRINS
contact :
larepubliquedevalence@laposte.net
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